Elbrous

Elbrous | plus haut sommet d’Europe : 5642 mètres


Généralités

Le mont Elbrous, en Russie, est la plus haute montagne en Europe. Son altitude s’élève à 5642 mètres. En comparaison, le mont Blanc en France a une altitude de 4808 mètres. Les deux points les plus élevés de l’Elbrous représentent deux grands cratères volcaniques éteints depuis un million d’années. Ils sont remplis de neige et de glace formant des plateaux de 300 à 400 mètres de diamètres.

L’Elbrous se situe dans le Caucase, au sud de Moscou, entre la mer Noire et la mer Caspienne, aux frontières de la Géorgie. Cette région est marquée par sa diversité ethnique et religieuse. On y pratique notamment ces six religions : juive, orthodoxe, monophysite, sunnite, chiite et bouddhiste. Cette partie de la Russie est malheureusement le théâtre de nombreux conflits sanglants depuis plusieurs années, dont celui impliquant les tchétchènes.

La chaine de montagnes de cette région porte également le nom de « Caucase » et s’étend sur 1200 km de l’est à l’ouest et sa largeur atteint 180 km.

La première ascension de l’Elbrous a été réalisée en 1874 par une expédition britannique conduite par Florence Crauford Glove.

L’ascension du mont Elbrous requiert une bonne condition physique et une capacité d’acclimatation à l’altitude. L’expédition est toutefois rapide : 5 à 6 jours, en comptant les journées d’acclimatation. Le départ s’effectue du petit village de Terskhol, au pied de la montagne.


Notre expédition à l’Elbrous : octobre 2006

L’expédition s’est réalisée en autonomie, avec Éric Chevalier, Stéphane Fontaine et Jonathan Dionne.

L’ascension s’est effectuée dans le but d’amasser des fonds pour la fibrose kystique. Cette cause a été choisie en raison du fait que l’un des coéquipiers, Stéphane Fontaine, est le père d’une petite fille atteinte de cette maladie. Sarah-Ève avait 11 ans à cette époque.


Trucs à connaître avant de partir à l’Elbrous

  • L’entrée des touristes en Russie nécessite l’obtention de différents visas et permis. En 2006, un visa était requis, de même qu’un permis d’ascension pour la montagne et pour le séjour dans la région du Caucase. Il faut s’y prendre à l’avance pour obtenir ces différentes formalités auprès de l’Ambassade russe au Canada (à Ottawa).
  • De Moscou, il faut reprendre un vol intérieur en direction de Mineralnye Vody, petit aéroport au sud de la Russie (environ 3 heures de vol). Nous avions prévus deux jours à Moscou, au cas où des bagages seraient égarés. Ces deux jours ont été indispensables puisqu’effectivement, 3 bagages ont été récupéré à la dernière minute.
  • Il est important d’apporter un dictionnaire Français/Russe, si vous partez sans guides, puisque les russes ne parlent pas tous anglais, même à l’aéroport international de Moscou. Un peu compliqué pour récupérer les bagages perdus !
  • De Mineralnye Vody, il faut compter environ 4 heures de route jusqu’au petit village de Terskol, au pied de la montagne. En 2006, de nombreux contrôles militaires étaient effectués sur cette route. Les passeports des passagers étaient demandés. Ces contrôles étaient fréquents mais rapides.
  • Le début de l’acclimatation peut s’effectuer sur des montagnes avoisinantes. La première journée, nous avons choisi de s’acclimater sur le mont Cheget, à 3800 mètres. La randonnée a été fort agréable.
  • La température le jour du sommet, le 13 octobre 2006, était glaciale et le vent soufflait violemment. L’ascension s’est effectuée de nuit. Les crampons ont été requis vers les 4000 mètres, près des rochers Pastukhova. À ce moment, la voie était glacée. Les conditions climatiques sont changeantes à l’Elbrous. Ce n’est pas à négliger.
  • À ne pas manquer : quelques jours à Moscou avant le retour au Canada pour visiter, entre autres, la place Rouge, le Kremlin, la cathédrale Basile-le-Bienheureux et les métros de Moscou dont certains sont de véritables musées d’art !